Operation Reboot

Jérôme me fait dire qu’il n’a malheureusement plus le temps d’écrire ici, trop occupé par son retour à l’école et sa nouvelle flamme. Il espère que tout le monde va bien et il tenait à vous remercier d’avoir pris le temps de lire, de jaser, d’écrire.

Hugo

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Catégories :Fin

Capoter plusssse

décembre 22, 2010 11 commentaires

On a écouté ciné-cadeau sur mute en faisant nous-mêmes le doublage et c’était parfait. On a mangé du pop-corn au caramel en buvant du bailey’s. On a été marcher dehors vraiment longtemps puis on est rentré boire un chocolat chaud dans le salon et elle s’est assoupie sur mon épaule pis fuck, j’étais heureux comme ça faisait beaucoup trop longtemps que je l’avais été.

Elle vient de partir travailler et je la texte pour dire qu’elle me manque déjà. Et elle me répond que fuck, elle call malade. Je suis comme un petit gars qui écoute la radio un matin de neige et qui vient d’apprendre que l’école est fermée. J’exulte en esti et je suis en train de virer fou dans la tête.

Ne pas penser que ça pourrait chier, apprécier le moment présent. Ne pas penser que ça pourrait chier, apprécier le moment présent. Ne pas penser que ça pourrait chier, apprécier le moment présent. Ne pas penser que ça pourrait chier, apprécier le moment présent. Ne pas penser que ça pourrait chier, apprécier le moment présent.

Bonne journée!

Catégories :Uncategorized

HOH OHO

décembre 20, 2010 14 commentaires

Cher Père Noël,

J’espère que tu vas bien par chez vous. Ici, on parle souvent du réchauffement climatique et des fois je pense à toi, j’me dis qu’un jour vieux, un jour tu l’auras ta plage. Petit papa Noël, je n’ai pas été tous les jours très sage et je t’en demande pardon. J’ai bu trop d’alcool et j’ai souvent ri de Pauline Marois.

Je sais que la relance économique se fait attendre au Pôle Nord et je me doute bien que Mère Noël doit avoir instauré un régime d’austérité qui ferait passer Margaret Thatcher pour une enfant de choeur. C’est pourquoi je ne te demanderai pas un nouvel ordinateur ou des jeux de ps3.

Cette année mon sweet Santa, j’aurais plutôt le goût que tu me donnes autre chose que des Pimp my ride ou des Hogan a raison en rafale à Musique Plus. Cette année, je veux des reprises de MIXMANIA.

Jérôme

P.S.: By the way, c’est quoi ça pas de Guerre des tuques cette année à Ciné-Cadeau? Tu l’échappes el’ gros.

 

Catégories :Délire

Sol, man, je te torche

décembre 20, 2010 1 commentaire

Mon bonheur, je crois, est directement corellé au nombre de jeux de mots douteux que j’enfile dans une journée. Ce matin, je me suis levé de bonne heure pour appeler cette fille-là et lui souhaiter bonne journée et Carl m’apostrophe:

Carl: Saint cieux mon boy, tu te lèves si tôt pour un gars qui a rien à faire de sa journée.

Jérôme: J’sais ben, d’habitude, je me lève plus comme l’instrument de musique man, si tard.

Carl: Ouf, parle moi d’un jeu de mot louche.

Jérôme: J’dirais même que tout ça est spatule.

Carl: Fuck, mon gars, tu l’échappes grave.

Catégories :Quickie

Capoter

décembre 20, 2010 6 commentaires

C’était un vendredi qui s’annonçait morne. Matinée tranquille, effoiré sur le sofa à écouter Des Kiwis et des hommes en bobette, une main sous le calecif et une autre dans une boîte de Froot Loops jusqu’à ce que Benoît m’envoie un message texte me disant de me préparer à me suiter up parce que ce soir-là, j’allais crasher son party de Noël de bureau. Le genre de truc que j’adore.

Ben travaille pour une boîte d’assurance alors on se dit que je pourrais me pointer là en tant que représentant un peu louche d’un bureau de courtage lointain dans les maritimes. Sans trop me poser de question, je me prépare en après-midi puis me rends à l’hôtel où a lieu la réception et me dirige au stationnement où Ben m’attend avec 2 collègues et un 40 onces de vodka bien entamé. Je m’envoie donc quelques rasades, question de me mettre un peu dans le beat party de bureau puis on rentre dans la salle de réception où je passe ben smooth à l’entrée. Bingo.

Après avoir mis au parfum quelques collègues et chummys de Benoît quant à notre petit subterfuge ludique, on s’est ramassé une petite gang à abuser sans vergogne des amuses-gueules et siphonner les apéritifs en quêtant des coupons d’alcool gratuit aux filles cutes des ressources humaines. Puis lentement, les gens ont commencé à s’attabler et des dizaines de serveuses sont sorties de nulle part avec une quantité aberrante de bouteilles de vin. Prévoyant, je décide d’aller faire un petit tour aux toilettes avant le repas.

Ma vessie délestée, je retourne dans la salle de réception pour m’apercevoir que tout le monde est assis. Je scrute la salle à la recherche d’une chaise vacante puis finis par en apercevoir une non loin du petit stage qui avait été monté dans la salle. Je vais donc m’y asseoir nonchalamment et commence à siroter le verre de vin rouge qu’on me verse dès mon arrivée. J’écoute distraitement les conversations des autres convives à la table en textant Benoit pour le mettre à jour quant à ma situation lorsqu’une fille monte sur la scène et s’empare du micro en se lançant dans un petit discours pré-soirée. Puis elle dit:

-Et maintenant, veuillez accueillir notre vice-président, Louis Bélanger.

C’est à cet instant que le dude assis directement à ma droite se lève et monte sur la scène. Pour reprendre une expression bien de chez nous, je me chiais sur le torse. Mon petit coeur battait vite-vite.

Je n’écoutais pas un mot de ce qu’il disait, je pensais seulement à ce que j’allais raconter, à ce que j’allais inventer s’il me demandait qui est-ce que j’étais. Alors lorsqu’il a déclaré les hostilités ouvertes, je ne partageais pas l’allégresse ambiante. Il est venu se rasseoir et j’ai avalé une immense gorgée de vin en fermant les yeux, curieux de voir ce qui surviendrait.

Le souper se déroule rondement, la fréquence de refill sur l’alcool est fantastique, le boeuf est cuit avec justesse et la sauce qui l’accompagne est superbe. Très tranquille au début, ma langue se délie un peu plus à chaque fois que je réussis à voir le fond de mon verre avant qu’il ne se retrouve noyé à nouveau. Rendu au dessert, j’en suis à faire des high fives avec le directeur de l’indemnisation pour la province du Québec et à m’ostiner au sujet de Michael Vick avec l’actuaire désigné, Gilles et Serge, deux chics types que je salue au passage.

Après quoi, Ben vient me sauver et me rapatrie à sa table déjà jonchée de bouteilles vides et je me joins à l’oeuvre collective. Entre temps, quelques tables sont déplacées et le DJ entre en fonction et la soirée atteint un autre stade. On se déplace donc vers le dancefloor et nous sommes en fucking feu. Puis après une dizaine de minutes, Ben s’approche:

-Elle est célibataire.

-De quoi tu parles, mon gars?

-La fille que tu checkes depuis tantôt mon criss, elle est célibataire.

-J’vois pas de quoi tu parles.

-Niaise pas grand tarlat, en ouaille, ça fait deux trois fois qu’elle te regarde mon esti.

Alors je m’avance, le pas mal assuré et lui lance un sourire rouge vin des plus gagnants avant de lui demander simplement: « Tu danses? »

Sans dire mot, elle opine puis m’entraîne vers la piste de danse en me tenant par la main et en me regardant directement dans les yeux. Je ne sais pas si c’était à cause de tout l’alcool ingurgité, mais à ce moment-là, mes jambes sont devenues molles comme de la guenille. On a dansé pendant plusieurs tounes, toujours un peu plus collés, un peu plus dangereusement attirés, un peu plus attisés. Puis entre deux chansons, elle s’approche de mon oreille et me glisse:

-Je suis tanné d’être ici, si on allait ailleurs?

-Ça tombe bien, je n’ai même pas le droit d’être ici.

Il y a eu la surprise, 1 seconde ou 2, puis elle s’est mise à rire. À cet instant-là, j’aurais tout donné pour réentendre cet éclat de rire, pour revoir ses yeux briller. S’il y a des bombes ou des balles qui donnent la mort, je vous le dis, il y a des sourires qui donnent la vie.

On a filé aux vestiaires, le temps de ramasser nos manteaux et nous étions partis. On a marché longtemps sur St-Jean puis on s’est arrêté dans un vieux snack. En dedans, ça sentait l’huile à frire et le vinaigre, c’était parfait. On s’est pris une banquette et commandé une grosse poutine puis on a jasé.

On a parlé de Magellan et de son tour du monde, du jus d’orange qui goûte mauvais quand tu viens de te brosser les dents, de la wildness supposée de Véronique Cloutier, de la chienne d’avoir l’Alzheimer, des Ah Caramel de Vachon, des cheveux de Guy Lafleur.

On a parlé du show des Beatles qu’on aurait voulu voir, mais tsé, à Hambourg, pas aux States dans un grand stade avec les cris de la foule qui sont comme des vuvuzélas de nymphettes, des meilleurs jeux de Super Nintendo, de l’envie d’avoir des enfants dans un monde somme toute cool, de la taille du sexe de Guy Mongrain et du party mix idéal (bretzels, doritos et ringolos, obviously).

J’ai payé l’addition et je l’ai reconduite à sa voiture où je lui dit:

-Faque là c’est le bout où je capote dans ma tête parce que je te trouve trop hot pis que je deviens gêné pis pas game de t’emb…

Et là on s’est frenché vraiment longtemps même s’il faisait tellement froid et qu’on grelottait en malade. Elle est finalement partie et moi j’ai regardé sa voiture filer au loin tant que j’ai pu pendant que mon coeur me cognait fort dans la poitrine.

Pis je l’ai revue hier. Et aujourd’hui. Pis là je capote. J’capote en criss.

 

Catégories :Anecdote

La soirée de la séduction

décembre 17, 2010 8 commentaires

Musique tonitruante, éclairages vifs, animations futuristes, recap vidéo de la semaine dernière.

Paul: Mesdames et messieurs bonsoir. En mon nom personnel et au nom de tous mes collègues, permettez-moi de vous souhaiter la bienvenue à cette nouvelle édition de La Soirée de la séduction. Bonsoir Bernard.

Bernard: Bonsoir Paul.

P: Alors Bernard, c’est ce soir qu’a lieu le retour au jeu du fameux Jérôme Lemaire.

B: En effet Paul, après un retrait momentané de la compétition, Lemaire a reçu le feu vert de son for intérieur et décide d’effectuer un retour fort attendu sur la surface de jeu.

P: Ce qu’il faut savoir, c’est qu’il s’était lui-même placé sur la liste des blessés pour, disait-il, panser une blessure à l’orgueil. Si tu le veux bien Bernard, analysons le joueur en question.

B: Jérôme Lemaire, 6 pieds 3, 185 livres, originaire de la Rive-Sud de Québec. On dit de lui qu’il n’a pas le physique le plus avantageux mais il fait les petites choses qu’un entraîneur aime bien voir. Bon sens de la répartie, culture générale honnête et humour déglingué. On lui reproche cependant de rarement fournir le deuxième effort.

P: Là-dessus, mesdames et messieurs, bon spectacle! Dès le départ, Lemaire se dirige vers le bar où il commande quelques shooters de téquila. Un de ses amis lui intime de les caller, Lemaire qui s’élance… et c’est réussi!

B: Wow Paul, tout un début de match pour Jérôme qui semble déterminé. Il faut dire qu’on lui souhaite au moins un numéro de téléphone, lui qui a été blanchi à ses trois dernières sorties.

P: Le voilà qui s’avance vers la piste de danse d’un pas mal assuré. On sent qu’il est encore rouillé de sa blessure et qu’il lui faudra quelques minutes encore avant de retrouver son synchronisme.

B: Il faut dire que Lemaire évolue ce soir à l’étranger en ce bar, lui qui est définitivement plus performant à domicile. Voyons voir quand même s’il saura produire quelques étincelles à sa première présence sur le jeu.

P: On le voit qui tente de générer de l’offensive, il se place dans l’enclave et joue du coude mais fait face à une défensive, ma foi, fort hermétique. Oooh, et le voilà qui retraite aux tables de billard où quelques coéquipiers l’attendent. Nous en profitons donc pour faire une pause en vous rappelant que La Soirée de la séduction est une présentation des condoms Lifestyle.

 

P: Alors de retour, Bernard, tandis que Jérôme Lemaire demeure sur les lignes de côté.

B: Effectivement Paul, on l’a senti un peu secoué par une première présence, disons-le, peu fructueuse. Écoute, ce n’est pas évident pour Lemaire qui présente une fiche de 2-11 à ses 13 dernières sorties, lui qui a un pourcentage d’efficacité de .289 en carrière. Je pense qu’il doit avant tout revenir à la base et revoir son exécution.

P: En effet, on se souviendra de lui à son année recrue chez les professionnels à 18 ans alors qu’il avait très bien performé sur un circuit plutôt compétitif. On le sent aujourd’hui bien loin du joueur qu’il était jadis.

B: Mes contacts dans la ligue me disent qu’on chuchote qu’il ne souhaiterait que prendre sa retraite, qu’il cherche ardemment une coéquipière pour mettre fin à sa carrière.

P: En attendant, Lemaire semble vouloir se faire désirer. Nous irons donc à nos commanditaires en vous rappelant notre prochain rendez-vous, notre soirée spéciale party de bureau.

 

P: Heureux de vous savoir encore avec nous tandis que Jérôme Lemaire a finalement décidé de contre-attaquer. Habituellement peu reconnu pour son jeu robuste, il semble déterminé à travailler fort dans les coins du dancefloor. Après quelques feintes hasardeuses, il risque une approche.

B: J’ignore ce qui s’est dit aux tables de billard durant l’intermission Paul mais c’est un nouveau Jérôme que l’on peut voir alors qu’il fait flèche de tout bois, lançant regards soutenus après regards soutenus, se déhanchant avec entrain. On sent vraiment qu’il a laissé ses inhibitions de côté, se dédiant enfin à la cause.

P: On peut apercevoir les coéquipiers de Lemaire qui célèbrent l’attitude renouvelée de leur poulain. Il y a longtemps qu’on n’avait pas ressenti pareil enthousiasme chez les partisans moribonds de Lemaire qui avaient perdu espoir dans les dernières semaines en voyant leur protégé se désintéresser complètement de la séduction.

B: En effet, je me souviens des propos qu’avait tenus son coloc lors d’une entrevue récente à l’Antichambre-à-coucher où il affirmait que Lemaire semblait vouloir être seul.

P: Au grand désarroi de ses amis qui le pressait de revenir au jeu, ai-je besoin de le rappeler Bernard.

B: Bon point Paul.

P: En tout cas, une chose qui est sûre, c’est que Lemaire offre enfin une performance convaincante, il se trémousse contre une fille et oh! il la frenche. Pour la première fois depuis longtemps, Jérôme Lemaire pourrait prétendre à une présence en prolongation. On le voit qui lentement quitte la surface de jeu, accompagné. Nous lui souhaitons donc du succès.

B: Décidément à suivre dans les bulletins demain matin.

P: Quant à nous, c’est tout pour aujourd’hui, en vous rappelant la marque finale: Lemaire quitte le bar accompagné.

 

Générique de fin.

 

Catégories :Dans ma tête, Délire

Shining

décembre 16, 2010 10 commentaires

J’ai vu trois fois le film Shining dans ma vie.

La première fois j’avais 9 ans, c’était durant le temps des fêtes et j’avais eu le droit de me coucher ben tard parce que personne ne s’occupait de moi dans la maisonnée. J’avais écouté le film au sous-sol avec mon frère et j’avais eu la chienne de ma vie. J’ai dû dormir avec la lumière allumée pendant au moins une semaine après et il y avait mon frère qui n’arrêtait pas de murmurer « Reeeedrum », l’esti.

La deuxième fois j’avais 16 ans, je venais d’avoir mon permis de conduire et ma première voiture qui avançait capricieusement et avait des odeurs un peu louche. J’étais chez une fille dont les parents étaient partis pour la fin de semaine et on avait décidé de louer ça. On était sous une couette de polar et la fille me serrait aberrament fort le bras dès qu’il se passait de quoi dans le film. Pis moi je faisais mon gars de 6’2 beeen en contrôle qui trouve ça comique mais honnêtement, j’aimais pas ça TANT que ça. J’suis rien qu’une p’tite moune.

La troisième fois, c’était hier. J’avais décidé de me claquer un marathon de Stanley Kubrick et j’ai terminé avec Shining. Pis là, j’suis sûr qu’il y a des jumelles qui m’attendent dans le corridor ou que Jack Nicholson va défoncer ma porte avec une hache à fucking tout moment.

 

Catégories :Anecdote