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Archive for février 2010

Bilan mensuel #1

février 24, 2010 3 commentaires

Voilà qu’un mois s’est écoulé depuis le début de mon opération Reboot. L’heure me semble donc convenue pour faire un premier bilan d’où en suis-je, question de garder bien en vue le chemin parcouru. J’ai lu que c’était bien bon de faire ça sur un site de cheminement personnel de matante.

1 – Laisser ma blonde : Premier objectif de complété, normal puisqu’il était un peu l’assise de départ de tout ce processus, je crois bien vivre avec mon nouveau célibat, avançant à tâtons un peu dans cette solitude nouvelle.

2-     Changer d’emploi : J’hésite à enclencher ce processus. J’ai des économies honnêtes qui me permettraient de continuer à mener ma vie courante pour au moins 3-4 mois sans emploi, mais je vois poindre à l’horizon les 3 semaines et demie de vacances payées cet été et ça me démotive un peu, ou du moins me motive à attendre jusque-là. Et de toute façon, je n’ai crissement pas encore trouvé de plan B.

3-      Apprendre la guitare: J’ai acheté une guitare sur ebay et je me suis trouvé un livre pour débutant de seconde main dans une bouquinerie qui empestait la boule à mites. Je suis capable de jouer sommairement La poupée qui fait non des Sultans et A Horse with no name. Là, je travaille sur Heart of Gold de Neil Young et c’est difficile…

4-      Perdre une vingtaine de livres : Pas débuté officiellement.

5-      Courir un demi-marathon : Pas débuté officiellement, mais j’ai couru pour la première fois cette semaine. Le lendemain, je peinais à marcher. Mais au moins, c’est commencé et je compte bien me faire un programme prochainement, question d’aussi concrétiser l’objectif 4.

6-      Arrêter de fumer : Ça va faire bientôt 2 semaines. Je me suis procuré des patchs suivant les bons conseils des gens ici, sur le blogue. Je trouve que c’est un peu lame d’avoir un timbre sur le bras, mais au moins, jusqu’à présent, ça fonctionne.

7-      S’impliquer pour une cause : Pas débuté, en recherche d’une cause.

8-      Me sentir amoureux : Loin d’être débuté.

9-      Reprendre contact avec mon frère : Pas propice.

10-   Écrire pendant 1 an : Après 1 mois, ce sera mon 31e article, il y en a eu des longs et des moins longs. Ça fait bizarre de réécrire couramment pour la première fois en 4-5 ans. J’ai souvent l’impression d’être impertinent ou carrément mauvais, mais c’est le fun en maudit.

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Catégories :Bilan

Top 5 des chixs de Disney

février 24, 2010 2 commentaires

Ne jamais se poser de question sur le pourquoi des top 5 de gars soul. Juste jamais.

5- Belle : Une libre-penseuse qui aime les livres et le sexe bestial, ça a un petit côté le fun.

4- Blanche-Neige : Une fille qui a besoin de sept ouvriers pour la satisfaire a nécessairement un appétit féroce. Et si elle regarde les protubérances charnelles comme elle dévisage la pomme interdite, d’après moi elle suce comme une Dyson, comme on dit, tsé.

3– Jasmine : Même si elle est de la marde dans Le retour de Jafar, elle tient tête à son père dans Aladin, envoyant paitre une couple de vicieux aux poches profondes, ce qui est définitivement cool. Et puis le teint basané, COME ON.

2- Ariel : Malgré un déficit d’orifices, la petite sirène est la seule qui puisse offrir des fellations amphibies. Sans compter la longue chevelure rousse ainsi que le bustier en coquillage.

1-Pocahontas : Parce qu’elle évoque la femme sauvage, tigresse. Parce que je lui refilerais bien le scorbut à Pocahontas. Son hymen contre un set de casseroles, 1 fusil pis 3 miroirs.

Catégories :Top 5

Biathlon moderne

février 23, 2010 2 commentaires

J’ai arrêté de faire couramment du sport vers la fin du CEGEP. C’était l’époque où je faisais de la nage les soirs de semaine parce que je trouvais la sauveteuse ben cute. Je jouais régulièrement au basket en plus de jouer dans une ligue de cosom l’hiver et d’ultimate frisbee l’été. Je ne connaissais guère la fatigue, tout athlète que j’étais.

Puis j’ai eu une première entorse lombaire. Après ça a été l’aine étirée. Fracture du poignet, entorse au genou. Je me suis mis à fumer plus, courir moins. Je me suis encrouté tranquillement, me complaisant dans ma sédentarité nouvelle, laissant libre cours à la lâcheté inhérente à ces blessures qui m’ont usé.

C’est aujourd’hui que je mets fin à ce marasme profond, faisant le premier pas d’une route longue et tortueuse qui me ramènera, je l’espère, à ma condition d’antan d’incommensurable apollon.

Après le travail, j’ai donc fait un rapide détour au Sports Expert du coin. À peine planté devant le mur de chaussures, un carnassier vendeur m’assaillait, s’enquérant d’une voix haute perchée de mon intérêt. J’avais à peine spécifié sommairement mes besoins qu’il s’empressait de me causer types de semelle, aération d’empeigne, soutien de chevilles, me noyant sous une pluie bigarrée de détails insignifiants et de postillons dodus.

Désirant ce qu’il y a de mieux, voulant éviter les blessures et souhaitant réduire au maximum les odeurs nauséabondes classiques qui émanaient de mes trucs de sports, j’ai délié les cordons de ma bourse big time, me procurant des espadrilles fucking dispendieuses, des semelles particulières, des petits bas d’athlètes et au moins 43 vaporisateurs divers pour enlever l’odeur/imperméabiliser/laver.

Sitôt arrivé, je me suis fait un petit souper léger en remplissant mon iPod, diversifiant un peu mon répertoire plutôt dépressif. J’y ai inclus un peu de Phoenix, Vampire Weekend, Frank Zappa, Franz Ferdinand, The Who, enfin, ce genre de truc.

Et après quelques étirements sommaires, je me suis élancé d’un pas léger, joggant tranquillement à travers mon quartier. Rapidement, j’ai eu le souffle court, la gorge enflammée et les poumons ankylosés. Constamment en train de faire des arrêts, je pompais l’air avec l’élégance d’un saint-bernard. N’empêche que j’ai pu faire un petit tour sympathique du quartier, me laisser avancer par mes pas, enivré de l’air frais et hypnotisé par le bruit du choc constant entre mes espadrilles neuves et le bitume sournoisement glacé.

J’ai croisé un vieux monsieur avec un chien encore plus vieux. Une petite fille qui trainait dehors bien trop tard. Il y avait deux ou trois jeunes qui fumaient du pot en se cachant dans une ruelle. J’ai même croisé Marianne qui allait chercher son courrier. Je sors trop peu souvent de chez moi, j’avais l’impression de découvrir un monde dans lequel je baigne pourtant depuis quelques années.

J’ai fait un gros 30 minutes, dont au moins, ouf, 9 ou 10 à courir. Puis j’ai réalisé que j’étais bien loin de chez moi. J’ai donc pris une bonne heure de marche, le son de mes écouteurs au plafond, le sourire plus gros que le cul de la lugeuse moyenne.

En revenant chez moi, j’avais un message texte :

Nice shoes, wanna fuck?

C’était Marianne qui, dans toute sa hardiesse sexuelle, m’invitait sans doute à transformer mon jogging en biathlon charnel. Qui étais-je pour refuser?

Catégories :Marianne, Objectif 4, Objectif 5

Internet pis les heures du jour

février 22, 2010 2 commentaires

Internet, c’est un peu comme une caisse de 24. Plus il est tard et plus c’est vide. Pis plus qu’on se sent seul.

Se faire matcher

février 21, 2010 12 commentaires

L’ennui d’avoir des amis, c’est que parfois ils veulent vous aider. Trop. Voyant l’air piteux que j’arborais depuis quelque temps, Mike avait décidé que c’en était assez. J’étais donc invité hier à un souper qui se voulait la séance de matchage la moins subtile auquel il me fut donné d’assister.

Pas dupe, je savais bien qu’une invitation pour un souper avec Mike, sa blonde Marie ainsi qu’une amie de cette dernière n’avait rien d’innocent. Je me suis donc fait tirer l’oreille, incertain qu’il s’agissait d’une bonne idée. C’est une fille sensass que m’assurait Marie, la fille la plus en manque de Sainte-Foy que me glissait Mike. Corrompu devant tant d’arguments massue et dépourvu de meilleur plan en ce samedi soir, j’ai finalement abdiqué.

Je suis arrivé sur le coup de huit heures non sans avoir fait un détour de dernière minute pour cueillir aléatoirement un vin à la SAQ et acheter un refill pour la flasque subtile que je traine dans ma poche pour ces occasions à plaisir hasardeux.

Comme à l’habitude, je suis entré sans cogner, étant rapidement accueilli par l’odeur du poulet farci et Michael qui me retirait mon manteau, l’air mi-amusé, mi-désolé de m’avoir empêtré dans ce ludique bourbier. Une fois dans la cuisine, les présentations furent faites, dissipant lentement le dense malaise.

Marianne est une fille plutôt menue, cheveux bruns, yeux noisette et air espiègle. Pas très grande, cela ne l’empêchait pas de déplacer sa part d’air, s’exprimant avec enthousiasme et volubilité. Me laissant prendre au jeu, galvanisé par l’hospitalité franchement vinique de mes hôtes entremetteurs, j’étais plutôt de bonne humeur, me surprenant même à vouloir être drôle par moment.

Attablés, la discussion était plutôt fluide, le ton montant même parfois tandis que nous discutions des récents propos de Lucien Bouchard, de la présence du français aux Jeux olympiques ou bien de l’étonnant débat Bourguignon/Dompierre. J’étais anormalement opiniâtre, transporté par la tournure tant plaisante qu’inattendue de la soirée.

Puis nous avons fait la vaisselle en buvant du vin. Nous avons joué à Cranium en buvant du vin. Nous avons commenté le curling comme les nouveaux adeptes enivrés que nous étions. Il y avait moi qui étais joyeux, il y avait Marianne qui souriait beaucoup et il y avait Mike et Marie que je voyais s’autocongratuler à grands coups de regards complices, les p’tits sacraments.

La nuit a fini par s’épaissir et nos amphitryons machiavéliques ont prétexté la fatigue pour nous mettre dehors une fois leur vil méfait accompli. Par souci d’économie (oui oui), on a pris le même taxi, on habite pas si loin l’un de l’autre. Pis parce qu’il ne me restait plus vraiment de café chez moi, je suis monté chez elle pour en boire un. Pis tsé, ouin. Hein? Ouin faque c’est ça.

Je me suis rhabillé finalement pour repartir deux heures plus tard, à bord d’un autre taxi. Et là je sais pas trop, je fais quoi moi?

Catégories :Anecdote, Marianne

Les loisirs du Québec!!

février 20, 2010 3 commentaires

Fut un temps où j’évoluais dans l’insouciance la plus béate, insouciant du mal viscéral de l’homme, me promenant en affichant l’air candide d’un cervidé tout walt-disnéen. J’aimais me balader à voiture, piquer un léger somme un après-midi humide d’été, faire des emplettes au centre commercial. C’est d’ailleurs lors d’une de ces balades de consommateur naïf qu’éclata spectaculairement la bulle enchanteresse où j’évoluais dans la bonhommie la plus outrancière.

Tandis que je gambadais bien plus que ne marchais en plein centre d’achat, une voix qu’on aurait dit d’outre-tombe retentit :

–          Monsieur, monsieur, vous m’avez l’air de quelqu’un qui lit beaucoup, est-ce le cas?

Le littéraire coquet que je me croyais naïvement être à l’époque mordit à l’hameçon pourtant bien évident du pêcheur, aveuglé que j’étais par mon jovialisme crédule et viscéral de l’époque.

Déjà bien appâté par la séduction fourbe du vendeur qui peinait à retenir la bave toute pécuniaire qui ornait le coin de ses lèvres, j’ai signé avec empressement le formulaire qu’on me tendait nonchalamment, ne faisait pas de cas des petits caractères ou des restrictions que marmonnait le commis, aveuglé à l’idée d’obtenir quantité de livres à faible coût.

J’étais donc le tout dernier membre du club de lecture/secte Québec Loisirs.

L’encre n’était pas encore sèche sur ce contrat méphistophélique qu’on m’amenait pompeusement du stand de vente jusqu’à la boutique de Québec Loisir en me serrant la main, me répétant sur un ton monocorde que j’avais fait la meilleure affaire de ma vie, tentant sans doute d’y aller d’une lobotomie orale, espérant peut-être bloqué à tout jamais mon sens critique qui, déjà, m’avait fait défaut lors du court instant que dura mon inscription à Québec Loisirs.

Sur place, je me suis alors procuré un bouquin commémorant le centenaire du Canadiens ainsi que le dernier Dany Laferrière en réalisant de substantielles économies s’il fallait en croire les étiquettes de prix accolées aux livres. C’est donc avec une mine de satisfaction enfantine, celle de l’homme heureux d’avoir économisé 3.26 sur 2 livres de 35$ chaque, que je suis ressorti de la boutique, encore tout inconscient du mal qui m’incombait désormais.

Puis ça a commencé par un coup de téléphone, courtois certes, mais une première intrusion. Par la suite, ce fut le courrier. Mais tsé, calissement du courrier. Des catalogues trimestriels, des suggestions mensuelles, des étoiles littéraires hebdomadaires, des factures quotidiennes. Je croulais sous les assauts sauvages de l’épistolarité outrageuse du TABARNAC de Québec Loisirs.

Il y a eu les emails aussi. Une fois au loin, j’ai cru voir un message à la suite d’un avion me proposant d’acheter le dernier Marie Laberge en précommande. La prochaine étape, c’est les signaux de fumée. Toujours est-il que j’ai fini par faire une commande pour le trimestre en cours, respectant ainsi ma part du pacte dégueulasse que j’avais paraphé il y avait quelques semaines.

Puis il y a eu une légère accalmie suivant la réception de mes deux livres. Puis ça a recommencé, la valse reprenant de plus belle. La date fatidique limite du trimestre actuelle approchait à grands pas, et moi j’étais trop lâche pour aller sur leur site, passer une commande. Et j’ai attendu, peu emballé que j’étais par du Gabrielle Roy, du Michel Tremblay ou de l’ostie de Marc Levy. J’ai donc végété, différant sans cesse ma sélection si bien que la date fatidique passa sans que j’en prenne connaissance.

Tout à l’heure, je suis allé chercher mon courrier. En enfonçant ma main dans l’exigu casier, j’ai tout de suite ressenti le froid contact usuel de la clé annonciatrice d’un colis. Épars, je n’ai guère fait de lien avant d’ouvrir le plus grand casier et de voir le logo de la secte m’accueillir en ornant la boite blanche classique de leurs livraisons.

Je viens d’ouvrir les propositions trimestrielles de QL que je me verrai dans l’obligation d’acheter : Pieds nus de Elin Hilerbrand (Trois femmes débarquent à [fucking] Nantucket avec leurs enfants, leurs immenses chapeaux et leurs problèmes) et L’héritage du sang de Kitty Sewell (Pour survivre à la mort tragique de son mari, Madeleine a fui le cadre idyllique (OUI OUI) de la Floride et s’est installée comme psychothérapeute dans la grise Angleterre).

Je suis comme en criss. Je suis prisonnier de l’engrenage fécal d’un groupe de lecture de vieille matante. D’après moi, les statistiques d’obtention d’inscription pour le club doivent ressembler à 95% de madame exaltée lors de présentation Tupperware et 5% de crapet qui erre dans les centres d’achat. Ça fait que je me ramasse avec des livres qui puent l’exutoire de ménopause, dégageant des odeurs de peppermint et d’œstrogène passé date. Pis bon, ça me fait chier.

Catégories :Échappé

Il y a des collègues

février 18, 2010 1 commentaire

J’ai un entourage de travail particulièrement étrange. La première année, c’était drôle de voir ça aller, j’observais avec les yeux grands ouverts du bambin qui découvre le monde, ébahi incessamment par les incongruités que mon quotidien m’apportait. Puis rapidement, tout ça est devenu routine jusqu’à épuisement.

Il y a les secrétaires, début trentaine, postérieurs expansionnistes et cheveux sur-teinturés, qui ne parlent que de leurs enfants. On les dirait lobotomisées, comme si la dilatation du vagin rimait avec la dilution de la matière grise. Elles vivent pour les tournois de soccer la fin de semaine, les recettes de mijoteuse et les relevés de notes du primaire. L’ennui, c’est qu’elles ne comprennent pas que le fait que Jean-Rémi ait compté deux buts en fin de semaine passée, j’en ai rien à cirer.

Il y a Mario qui va fumer du pot dans son automobile à chacune de ses pauses. Il quitte sans dire mot, enfile son vieux manteau défraichi et descend dans le stationnement pour ne revenir que quinze minutes plus tard, les yeux un peu rougis, le sourire un peu béat et trainant un arôme aguichant de chanvre derrière lui. Célibataire depuis quinze ans, sa vie est un long fleuve tranquille sous une épaisse couche de brouillard. Certains jours, ça me brise le cœur en deux tandis que d’autres jours, je trouve que c’est un sacré épais qui gaspille sa vie.

Il y a Carmen, la représentante syndicale de l’étage. Elle se démène pour des gens qui n’en ont cure, toujours excédée par le patronat, constamment à lire la convention collective pour identifier une brèche. Elle porte une multitude de foulards, des boucles d’oreille immenses et a toujours cet air irrité collé au visage.

Il y a Samuel qui n’a jamais bouclé un projet au complet depuis que je travaille là, toujours à flâner, à redistribuer subtilement son ouvrage, prétextant une multitude de raisons qui ont au moins le mérite d’être novatrice.

Il y a Véronique de qui on dit que l’entrejambe fut visité par tout le haut du payroll de la compagnie. Il y a Pierre qui a essayé de me vendre au moins cinq fois une carte de membre du Parti Québécois, Serge qui a essayé tout autant de fois pour le Parti Libéral et il y a ces deux-là qui finissent par gueuler dans la salle de pause au moins une fois par semaine.

Il y a un boss qui erre, satisfait du boulot qui se fait tranquillement, sans heurt réel. Il y a toute une équipe de travail qui représente le principe de Peter dans toute sa magnitude.

Au moins, il y a Daniel et Béatrice. Daniel est dans la mi-quarantaine, cultivé et allumé, doté d’un regard vif, il est plutôt réservé. Puis quand ça lui tente, il m’approche et me parle nonchalamment d’un sujet d’actualité quelconque, prétexte pour nous lancer dans des discussions qui durent des heures où l’on refait le Québec, décortiquant un peu tout de notre regard froid commun. Je n’ai jamais compris ce qu’un gars comme lui faisait dans un job pareil. Je ne peux pas croire qu’il s’y plait. Un jour, je trouverai peut-être un angle pour aborder le sujet. J’ai peur de sa réponse, cela dit. Parce qu’il pourrait me parler de confort, de la paie, de l’absence de tracas. Et ça me ficherait la trouille, parce que je me reconnaitrais un peu dans ça et parce que je ne veux plus être là à 45 ans.

Et il y a Béatrice, début vingtaine elle aussi, un peu perdue, comme moi, médusée également par cet écosystème bureaucratique aussi déjanté qu’ordinaire. On rigole bien, troublé par nos collègues souvent plus grands que nature. Quand je mets à jour des fichiers Excel pendant 7 heures de temps, fixant morbidement les chiffriers assassins, c’est souvent la seule personne qui réussit à me sortir de mon marasme pour me faire rire.

Puis il y a moi blasé qui essaie de ne pas trop devenir cynique.

Catégories :Objectif 2