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Archive for the ‘Uncategorized’ Category

Capoter plusssse

décembre 22, 2010 11 commentaires

On a écouté ciné-cadeau sur mute en faisant nous-mêmes le doublage et c’était parfait. On a mangé du pop-corn au caramel en buvant du bailey’s. On a été marcher dehors vraiment longtemps puis on est rentré boire un chocolat chaud dans le salon et elle s’est assoupie sur mon épaule pis fuck, j’étais heureux comme ça faisait beaucoup trop longtemps que je l’avais été.

Elle vient de partir travailler et je la texte pour dire qu’elle me manque déjà. Et elle me répond que fuck, elle call malade. Je suis comme un petit gars qui écoute la radio un matin de neige et qui vient d’apprendre que l’école est fermée. J’exulte en esti et je suis en train de virer fou dans la tête.

Ne pas penser que ça pourrait chier, apprécier le moment présent. Ne pas penser que ça pourrait chier, apprécier le moment présent. Ne pas penser que ça pourrait chier, apprécier le moment présent. Ne pas penser que ça pourrait chier, apprécier le moment présent. Ne pas penser que ça pourrait chier, apprécier le moment présent.

Bonne journée!

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Disparaitre

novembre 26, 2010 15 commentaires

Voilà, je viens de terminer ma derniere journée de travail au boulot que je souhaitais quitter au début de l’Opération Reboot.

Je vous avoue que j’ai peur. Peur en crisse. Parce que je n’ai aucune idée de ce que je veux faire ensuite.

Alors j’ai décidé de partir. Je vais entasser quelques chemises froissées et jeans usés dans ma vieille voiture, faire le plein et rouler. Et rouler encore.

J’ignore si je suis en fuite ou plutôt à la poursuite de quelque chose, de rêves que je n’assume pas encore. J’ignore quand je reviendrai.

D’ici là, portez-vous bien jeunes gens.

Au revoir,
Jérome

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L’ennui

novembre 8, 2010 5 commentaires

Des fois de même, je m’ennuie de toi.

Je m’ennuie du regard désapprobateur que ton père me jetait quand tu m’amenais dans les réunions familiales, de ta main baladeuse sous la table tandis que ta tante te demande de lui passer la salade de pâtes, de toi et moi dans le même sleeping bag, emmitouflés dans le sous-sol de ta grand-mère un 31 décembre.

Je m’ennuie de quand on baisait dans le salon, le samedi dans la nuit, avec Laurent Ruquier sur TV5 comme bruit de fond.

J’aurais le goût de me réveiller, qu’éclosent mes yeux le matin venu pour apercevoir ton visage paisible, encore magnifiquement transi par le sommeil. Je me vois encore rester immobile, le bras ankylosé, juste pour ne pas t’éveiller.

Je m’ennuie de ta voix au téléphone, de mes entrailles qui chavirent quand tu t’esclaffes, de mon pas léger malgré la pluie, mon sourire facile malgré l’orage.

Mais ce qui est triste, c’est que je m’ennuie bien plus de l’amour que de toi. Je m’ennuie de celui que j’étais. Fuck.

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SIGNS

Un baume sur les plaies. Oui oui.

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Top scandale

septembre 26, 2010 4 commentaires

J’écoutais le top des scandales de stars à Musimax tout à l’heure.

Au numéro 8, c’était Nicole Richie qui chauffait saoule en sens inverse sur une autoroute alors qu’elle était enceinte de 4 mois et qu’elle s’était déjà fait arrêter à de maintes reprises pour ivresse au volant et possession d’héroïne.

Au numéro 7, c’était Janet Jackson qui se montrait un sein au Super Bowl.

COME ON TABARNAC, C’EST QUOI VOS HOSTIES DE VALEURS.

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Étoile filante

septembre 14, 2010 2 commentaires

Je ne regarde pratiquement jamais les avis de décès dans le journal, fallait bien que tu pètes au frette pour que je décide de parcourir la rubrique nécrologique à tout hasard. J’ai sursauté, j’te jure ça m’a fessé. J’suis sûr que tu m’as vu de là-haut et que tu t’es bien marré, mon sacrament.

Tu te souviens? On s’était rencontré en secondaire 4, au club de math. On allait se fumer des pétards dans le p’tit sous-bois adjacent à l’école après le cours d’éduc’ et on allait se pratiquer pour l’Optimath et le Fermat dans le local de Martin. On se pointait avec nos sandwichs au beurre de peanuts et on jonglait avec algèbre, géométrie et probabilité en pianotant sur nos calculatrices graphiques, les yeux rougis, le cœur léger.

J’ai pas oublié nos examens finaux de secondaire 5. On s’envoyait des quilles de Molson Dry en arrière du Dep’ du chinois avant nos tests, pour se donner un peu de défi qu’on disait. Et puis je me souviendrai toujours du gala Méritas des finissants, t’étais monté sur le stage ben saoul pour recevoir ta plaque commémorative de l’élève ayant maintenu la meilleure moyenne générale. T’avais remercié tes parents, le personnel enseignant et Pat Jablonski, pour la leçon de persévérance.

On s’est perdu de vu au CEGEP, tu le sais autant que moi vieux. T’avais ta gang, j’avais la mienne, ton beat de vie était trop rapide pour moi. Après quelques semaines, t’as cessé de venir au cours mon criss. Tu te pointais aux examens, le visage émacié, les yeux vitreux. Tu lisais nerveusement quelques notes photocopiées quelques minutes à peine avant les tests. Et pourtant mon salaud, tu te ramassais toujours top 5. C’est peut-être là qu’il aurait fallu allumer mon gars, j’sais pas.

Puis un jour t’as cessé de venir même aux examens. La première chose que j’apprenais après, c’est que tu rentrais à l’hôpital pour arythmie cardiaque : trop de peanuts. Criss, le monde chuchotait que t’avais même essayé de tabasser une infirmière.

V’la deux ans, j’ai rencontré une fille dans un bar. À un certain moment, au fil de la conversation, j’apprends qu’elle t’a déjà fréquenté durant quelques mois. Elle me raconte qu’avant que vous baisiez, tu sniffais en lisant du Sade. Et quand je lui ai demandé pourquoi elle a continué à te voir, elle m’a répondu que c’était parce que t’avais une ostie de grosse graine. J’en avais ri un coup dans le temps, aujourd’hui je trouve ça moins comique.

Et il y a deux-trois mois boy, quand on s’est croisé dans un parc en pleine nuit, quand t’étais assis à une table pique-nique et qu’on avait jasé une trentaine de minutes, cette fois-là je t’avais trouvé absent mon gars, j’en ai pas dormi de la nuit. Tu m’avais dit que c’était normal, que t’étais sur le mush. On s’était laissé comme ça, en se promettant de se voir bien vite.

Ça n’arrivera pas gars. Pis fuck, j’pense que je t’en veux pour ça.

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Le monde adulte

Ça commence imperceptiblement, on s’y glisse à tâtons pour se retrouver gobé inexorablement, pour être rendu prisonnier de l’absorbant monde adulte. Et c’est sournois au départ; c’est un jeudi soir où on décide de se coucher tôt sous prétexte que le lendemain c’est boulot, c’est une blague juvénile qu’on se prend à trouver puérile, c’est un rêve autrefois chéri qu’on relègue avec nonchalance aux oubliettes.

Et devant les faits établis, on s’égare à jeter un flou regard rétrospectif, on tente éperdument de trouver quand est-ce que ça a dérapé, comment réparer cette glissade. J’ai l’impression qu’il y a eu une cassure à un certain moment. Je cherche le ti-cul que j’étais, je sens qu’il est quelque part, terré très profond, tout terrassé qu’il est devant les responsabilités, les obligations pis toutes ces concepts-là qui ont déjà été vagues.

J’ai l’impression que c’était hier encore que j’allais acheter pour 30 piastres d’agrumes avec des amis et qu’on allait se les lancer en roulant en voiture en pleine ville, éberluant les passants avec une pluie de pamplemousses et de clémentines. Il n’y a pas si longtemps, on allait boire des 24 de Wildcats en camping en jouant à do date or dump jusqu’aux petites heures en s’esclaffant de rires dont l’innocente clarté empruntait au cristal, on s’infiltrait avec éclat dans des soirées obscures et ésotériques, on écoutait Caméra choc à Canal D et ciboire que c’était divertissant. Maintenant, j’en suis aux tristes et édulcorés plaisirs.

Là, je regarde la quantité de calories contenues dans ce que je mange. Je repasse mes chemises en regardant la télé le dimanche soir, je fais mon épicerie avec des coupons du publi-sac, je prends une serviette au lieu de mes jeans pour m’essuyer les mains, je fais mon changement d’huile au 5000 kilos pile-poil, je lis du James Patterson et du Robert Ludlum au lieu de Vonnegut, Palhaniuk et Gaiman. J’ai peur d’être à un spécial trop alléchant de m’acheter des pantalons en velours cordés.

Je pense que ma seule porte de sortie, que mon ironique salut se trouve dans l’utopique amour, dans la passion instantanée et naïve. Il n’y a que dans ces moments où j’ai la réelle impression de retrouver ce que jadis j’étais. Et criss que ça fait du bien, cette impression de bouffée d’air soudaine pendant l’ininterrompue apnée du quotidien adulte, cette brève confirmation que c’est encore possible, que c’est encore en moi cette folie d’autrefois.

Sauf que le reste du temps, j’ai l’impression de m’être domestiqué et d’avoir ainsi renié une shitload de « moi, en tout cas, je ne serai jamais de même ». Et puis en quelque sorte, c’est comme si je manquais de respect au kid que j’étais, aux promesses que je m’étais faites. Et ça, je pense que c’est le pire de l’affaire.

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